L’ancien premier ministre écossais juge un deuxième référendum sur l’indépendance « inévitable »

Le premier référendum lui a coûté son poste de premier ministre d’Ecosse, mais il croit encore à l’indépendance de son pays. Alex Salmond, redevenu simple député du Scottish National Party (SNP) après le non des Ecossais à la sortie du Royaume-Uni le 18 septembre 2014, a jugé « inévitable » l’organisation d’une nouvelle consultation dans une interview accordée à la BBC. « La question n’est pas l’inévitabilité, mais le timing », qui est, selon lui, entre les mains de sa successeure, Nicola Sturgeon.

L’ancien premier ministre cite trois raisons pour lesquelles un nouveau référendum d’autodétermination est nécessaire :

  • « Le refus à ce jour » du gouvernement de David Cameron de tenir sa promesse, faite dans la dernière ligne droite avant le référendum, de transférer tout un catalogue de nouveaux pouvoirs à l’Ecosse, une mesure appelée « devo max » ;
  • La perspective du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne voulu par M. Cameron, qui pourrait faire sortir l’Ecosse (majoritairement pro-européenne) de l’UE contre son gré dès le mois de juin 2016.
  • La volonté du gouvernement de David Cameron de poursuivre sa politique d’austérité, marquée par de nouvelles coupes dans les aides sociales. « Au lieu d’avoir la devo max, nous avons droit à l’austérité max », a-t-il déploré.

Malgré le résultat, le score inédit du oui à l’indépendance (44,7 %) et la passion qui a accompagné le référendum de l’automne 2014 ont été vécus comme une vraie victoire pour le SNP. Le parti nationaliste a ensuite transformé l’essai en raflant 56 des 59 sièges de députés dévolus à l’Ecosse lors des élections législatives du 7 mai dernier, soit 50 de plus qu’en 2010.

La question d’une nouvelle consultation a commencé à faire son apparition au cours des dernières semaines, par l’intermédiaire de questions parlementaires de députés écossais adressées au gouvernement britannique.

Source: L’ancien premier ministre écossais juge un deuxième référendum sur l’indépendance « inévitable »

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